fragm

cette fin du monde de poche s’exprimait tout entière dans la syllabe fragm (Michel Leiris)

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Archive for the ‘claude simon’ Category

Claude Simon / une vie à écrire

Posted by alfredoriponi su aprile 6, 2013

http://www.fabula.org/revue/document6856.php

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CLAUDE SIMON

Posted by alfredoriponi su dicembre 23, 2012

in Piero della Francesca: quell’avvizzimento caratteristico di quasi tutti i volti e che non dipende tanto dalla morfologia primaria (facies del bruto – natura nella soldataglia –, dell’avvelenatore, del bellimbusto, del cinedo, come, per esempio, in La vittoria di Eraclio su Cosroe, quel paggio che suona la tromba, un adolescente a prima vista ma, esaminato più a lungo, con una pesantezza opaca nello sguardo, occhi cerchiati e impassibilità) quanto da qualcosa che li abbia prematuramente, subdolamente logorati, segnati. Come una tara. La ricchezza. O il potere. Espressione simile sulle fotografie delle stelle cinematografiche o dei miliardari. Come una specie di maschera, appiccicata. Secondo volto, in sovrimpressione, sovrapposto per così dire a dei lineamenti originariamente belli. Le donne (la Vergine stessa) hanno occhi con le palpebre grevi, segrete, dalla fessura sinuosa per cui filtrano, più subdoli che pudichi, sguardi obliqui. Anche le labbra dall’aria altera, sdegnosa. Donne-bambine, consapevoli del loro prezzo. Del resto tutto è prezzo qui, ostentato, insolente: le armature, gli abiti, i colori raffinati, le acconciature di forma stravagante…

[Claude Simon, La battaglia di Farsalo, Einaudi 1987, pp. 126-127]

Piero della Francesca LVC

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LIRE CLAUDE SIMON

Posted by alfredoriponi su agosto 14, 2012

« L’obscurité appelle l’obscurité, les liquides “chuintent” à l’unisson, l’“invisible”, au centre du chiasme, est cependant plein d’une matière seulement dénotée par la comparaison : le “silence” et le “temps” fondus touchent le corps. Ce point de contact entre le monde et le corps fait d’eux les conducteurs d’une même maladie au développement universel et uniforme. En cela la Mélancolie est un mal du signifiant, courant dans le fil des phrases. Lieu de l’écriture autant que du sujet, elle émane des correspondances plus que de l’énoncé, jamais située et toujours présente. En sympathie avec toute forme de confusion, elle donne une durée à la signification tout en tolérant son indicibilité ».

[Patrick Longuet, Lire Claude Simon, Minuit 1995]

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CLAUDE SIMON / Le jardin des plantes

Posted by alfredoriponi su marzo 16, 2008

Avec ses ruines colossales, sa profusion de palais, de coupoles et d’églises entre lesquels circulaient (ou se trouvait coincé) le flot des voitures, ça faisait penser aux ossements de quelque monstre prédateur d’une espèce disparue depuis longtemps et dont une armée d’insectes à carapace s’acharnait à ronger ce qui pouvait encore rester de chair accrochée a ces falaises de pierre, ces arcades, ces thermes, ces dômes boursouflés et creux. Comme l’accumulation (les cyclopéens et ambitieux entassements d’architraves, de frontons, de corniches, de volutes, de trophées, de baldaquins, de pietàs et d’angelots dorés) laissée derrière elles par de successives dynasties de personnages aux mêmes visages pensifs, glabres et impitoyables sculptés dans le marbre, couronnés de lauriers, de tiares ou de chapeaux de cardinaux.

et soudain, au-dehors, sans un éclair ni quelque grondement annonciateur, d’un coup, la pluie tropicale se mit à tomber : non pas ce grignotement ou même ces crépitements dont un orage fouette parfois les vitres, mais diluvienne, primitive, verticale, aveugle, avec un bruit majestueux de cataclysme et de désastre, semblable à quelque chose comme un réseau liquide qui, en quelques secondes, allait transformer les chaussées défoncées en lacs, en rivières…

L’air immobile a cette tiédeur pour ainsi dire intestinale, charnelle, caractéristique de l’Inde, chargée de ces imprécises senteurs à la fois végétales et animales qui, le matin, avant l’étouffante fournaise de l’après-midi, semblent suspendues comme de légères exhalations d’herbes, d’essences et d’espèces inconnues.

Dans les ténèbres viscérales de quelques ventre, de quelque matrice originelle aux lourdes senteurs de fleurs inconnues, aux noms inconnus, qui en pourrissant exhalaient un entêtant et subtil parfum de décomposition et de mort s’était dressée pour les accueillir la matérialisation même, insolite, vaguement menaçante, de ce continent lui-même fabuleux…

(Claude Simon, Le jardin des plantes)

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